Au centre des échanges : deux projets structurants appelés à transformer durablement l’écosystème digital sénégalais. Les discussions ont porté sur la consolidation de la filière FinTech au Sénégal. L’objectif est de structurer et de dynamiser la communauté des acteurs de la finance technologique, tout en améliorant le cadre réglementaire. Cette initiative ambitionne également de renforcer les synergies au sein de l’espace UEMOA, en créant des passerelles solides entre finance, innovation numérique et cybersécurité. Pour les autorités sénégalaises, cette dynamique s’inscrit dans la vision d’un numérique au service de l’inclusion financière et de la compétitivité régionale, en cohérence avec la stratégie nationale de transformation digitale.
La création d’un Centre de Référence des Métiers du Numérique a été également au cœur des échanges. Ce centre, une vision de LuxDev, sera structuré sous forme de partenariat public-privé. Pensé comme un hub intégré, ce futur espace réunira académie, startups et entreprises au sein d’un même écosystème. L’infrastructure devrait proposer des formations dans des domaines stratégiques, notamment la cybersécurité, tout en favorisant l’employabilité des jeunes et la montée en compétences des professionnels.
Le ministre Alioune Sall a également rappelé le lancement, le 20 novembre 2025, de la Start-up Act. Ce dispositif vise à labelliser les startups innovantes et les structures d’accompagnement à l’entrepreneuriat, afin de structurer un vivier national à fort potentiel. À travers cette réforme, les autorités souhaitent accroître l’attractivité de l’écosystème sénégalais et préparer la mise en place d’un mécanisme de financement capable de mobiliser des investisseurs autour de projets alignés avec la vision Sénégal 2050. En consolidant leur partenariat, Dakar et Luxembourg affirment ainsi leur volonté commune de faire du numérique un levier stratégique de coopération, d’innovation et de croissance durable.



