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Égypte : 400 millions de dollars pour un méga centre de données

Le gouvernement égyptien, à travers l’Autorité nationale de régulation des télécommunications et le groupe Hassan Allam, va injecter près de 400 millions de dollars américains dans la première phase d’un ambitieux centre de données destiné à accompagner l’essor de l’intelligence artificielle et du cloud computing.

L’Égypte franchit une nouvelle étape dans sa stratégie numérique. Annoncé le 15 juin par le ministère des Télécommunications, le projet vise à répondre à la demande croissante en services numériques, tout en renforçant le positionnement du pays des Pharaons comme carrefour régional des données et des nouvelles technologies. Cette infrastructure numérique de nouvelle génération sera conçue conformément aux standards internationaux les plus exigeants. Les autorités prévoient déjà une montée en puissance progressive du projet grâce à des investissements additionnels au cours des prochaines années.

Le futur centre de données aura pour mission d’assurer l’hébergement, le stockage et le traitement des données destinées aux administrations publiques, aux établissements financiers ainsi qu’aux entreprises nationales et étrangères. Face à la montée en puissance du cloud computing, du commerce électronique et de la digitalisation des activités économiques, les besoins en capacités de calcul et de stockage connaissent une croissance soutenue dans toute la région. Le ministère des Télécommunications, Raafat Hendy, a indiqué que l’infrastructure sera progressivement élargie afin d’accompagner cette évolution et répondre aux exigences du marché régional.

Consolider son influence…

Au-delà du renforcement de ses infrastructures numériques, Le Caire entend faire de l’intelligence artificielle un levier majeur de croissance économique. Le ministre des Télécommunications a expliqué que les autorités travaillent avec les différents acteurs concernés à l’élaboration d’une stratégie nationale intégrée dédiée aux centres de données et au cloud computing. Selon lui, cette démarche doit permettre de consolider la souveraineté numérique du pays et d’affirmer davantage sa place de hub régional des services numériques, en s’appuyant notamment sur sa position géographique stratégique et ses avancées technologiques.

Il convient de souligner que cette vision s’inscrit dans la deuxième stratégie nationale de l’intelligence artificielle, qui ambitionne de porter la contribution des technologies numériques et de l’IA à 7,7 % du PIB d’ici 2030. Les autorités égyptiennes estiment également que l’intelligence artificielle pourrait générer jusqu’à 42,7 milliards de dollars de valeur économique dans les années à venir, grâce à son déploiement dans plusieurs secteurs clés, notamment la santé, la finance, l’industrie et les services publics.

Par ailleurs, l’investissement ne se limite pas aux besoins domestiques. L’objectif est également de faire de l’Égypte une plateforme régionale incontournable dans l’échange de données et la fourniture de services numériques. La progression rapide des technologies liées à l’intelligence artificielle, l’essor du commerce électronique et la transformation digitale des entreprises alimentent une demande toujours plus forte en infrastructures de stockage et de calcul. En renforçant ses capacités, l’Égypte espère attirer davantage d’investissements et consolider son influence numérique au Moyen-Orient et en Afrique.

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