Portée par la ministre de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, la PNICEF sera le cadre de référence pour les initiatives numériques liées à l’enseignement en République Démocratique du Congo. Son champ d’action couvre le primaire, le secondaire, la formation professionnelle, l’enseignement supérieur, la recherche scientifique ainsi que les programmes d’alphabétisation. À travers cette stratégie, les autorités congolaises ambitionnent de promouvoir des solutions technologiques compatibles entre elles, sécurisées et adaptées aux priorités nationales. L’objectif consiste également à mieux coordonner les investissements et à renforcer l’efficacité des différents programmes déjà engagés. Cette nouvelle orientation vise ainsi à poser les bases d’un écosystème éducatif davantage tourné vers les exigences de l’économie numérique.
Au cours des dernières années, le gouvernement congolais a multiplié les initiatives visant à moderniser la gestion du secteur éducatif. Des efforts ont notamment été consentis pour digitaliser les procédures administratives des établissements scolaires et améliorer les systèmes d’information dédiés à l’éducation. Cependant, l’absence d’un cadre global limitait la cohérence entre ces différents projets. L’adoption de la PNICEF entend donc mettre fin à cette fragmentation en offrant une vision commune à l’ensemble des acteurs du secteur. Malgré ces ambitions, les défis restent considérables. D’après les données de DataReportal, la RDC comptait 34,7 millions d’utilisateurs d’Internet à la fin de l’année 2025, ce qui représente un taux de pénétration de 30,5 %. En d’autres termes, près de sept Congolais sur dix n’avaient toujours pas accès au réseau.
Cette fracture numérique continue d’affecter de nombreux établissements confrontés à des insuffisances en matière de connexion Internet, d’alimentation électrique et d’équipements informatiques. Avec la mise en place de la PNICEF, les autorités espèrent disposer d’un instrument unique pour piloter la transformation numérique de l’enseignement. La stratégie prévoit notamment le développement des compétences numériques des élèves et des enseignants, ainsi qu’une amélioration de la gouvernance du système éducatif. Par ailleurs, il s’agit également de préparer les jeunes générations aux exigences d’un marché du travail de plus en plus marqué par la digitalisation et de favoriser une éducation plus inclusive sur l’ensemble du territoire.



